"Je l'avais aimé éperdument ! Pourquoi aime-t-on ? Est-ce bizarre de ne plus voir dans le monde qu'un être, de n'avoir plus dans l'esprit qu'une pensée, dans le coeur qu'un désir, et dans la bouche qu'un nom : un nom qui monte incessamment, qui monte, comme l'eau d'une source, des profondeurs de l'âme, qui monte aux lèvres, et qu'on dit, qu'on redit, qu'on murmure sans cesse, partout, ainsi qu'une prière.
Je ne conterai point notre histoire. L'amour n'en a qu'une, toujours la mememême. Je l'avais rencontré et aimé. Voilà tout. Et j'avais vécu pendant un an dans sa tendresse, dans ses bras, dans sa caresse, dans son regard, dans sa parole, enveloppé, lié, emprisonné dans tout ce qui venait d'e lui, d'une façon si complète que je ne savais plus s'il faisait jour ou nuit, si j'étais morte ou vivante, sur la vieille terre ou ailleurs."
Mes rêves se sont envolés en même temps que la fumée de ma cigarette , depuis il y a un enorme vide que je peine à combler dans ma tête . Il parait que l'espoir fait vivre ; je vous offre le mien , moi je n'en veux pas . Prenez-le et surtout n'en gardez pas une miette pour moi . Etouffez-le , même , jusqu'à son dernier souffle ; et au passage , s'il vous plait , faites en sorte qu'il souffre . Il m'a tué , lentement , jusqu'à ma dernière goutte de sang ; sans éprouver la moindre peine ; méchamment